Les bonheurs de Sophie

Les bonheurs de Sophie
Les bonheurs de Sophie

Depuis dimanche matin, la vie de Sophie Mathes a basculé. La jeune Soufflenheimoise de 19 ans est entrée dans la lumière en devenant Miss Alsace 2009.
« Il y en a qui rêvent de devenir Miss et qui n'y arrivent pas. Moi, je n'y pensais pas et je suis là. » C'est par ces mots que Sophie Mathes, la nouvelle reine de beauté alsacienne, clôtura l'entretien. Le dernier de la journée - « normalement » - qui faisait suite à des sollicitations médiatiques de toute part. Depuis dimanche, le quotidien de la famille Mathes a été bouleversé. Les parents, Régine et Alain, ont pris une journée de congé pour suivre leur fille. Sophie, la voix cassée d'avoir trop parlé, a dû exceptionnellement manquer les cours à la faculté de biologie de Strasbourg. Et tout cela presque sans qu'elle le veuille vraiment.
« C'est une personne de Soufflenheim qui m'a encouragée à me présenter au concours de Miss Espace Rhénan 2008. J'ai hésité et finalement, je me suis dis pourquoi pas ? Cela ferait une bonne expérience », raconte cette belle et longiligne jeune fille au sourire rieur. C'est sa première consécration. Viendra ensuite l'élection de Miss Bas-Rhin dont elle garde un souvenir « émue » puis le concours de Miss Alsace 2009. « Une fois le discours passé, je me suis sentie bien, j'avais même envie de danser. Mais à l'annonce de mon nom, j'ai fermé les yeux, pensant que c'était un rêve. Quand j'ai rouvert tout le monde était encore là », sourit-elle.
Cap maintenant sur l'élection de Miss France 2010, le 5 décembre. « Je vais en profiter à fond et faire honneur à l'Alsace », assure Sophie Mathes. Jeudi, celle qui rêve de devenir vétérinaire s'envolera pour Paris pour faire des vidéos. Mais dès demain, la belle Soufflenheimoise retrouvera les bancs de la fac. « Enfin, si ma voix me le permet. »

A. Hy.
Édition du Mar 13 oct. 2009

# Posté le mardi 13 octobre 2009 07:36

Geneviève, comme à la télé

Geneviève, comme à la télé
Geneviève, comme à la télé

Avec elle pas de chichis ! Au restaurant, elle a décliné huîtres et foie gras ! « Une choucroute et une bière, on est en Alsace ! » Elle est comme ça Geneviève de Fontenay : simple et populaire. Pendant que les candidates à l'élection de Miss Alsace défilent sur la scène du complexe sportif de Hochfelden, elle, dans sa loge, manie le fer à repasser (plus d'une heure durant) et nous invite à s'asseoir, disponible et confondante de simplicité. Dotée aussi de ce bon sens populaire qui lui a permis de définitivement s'installer dans le coeur des gens. « De tous, des jeunes comme des vieux et de toutes les couleurs », souligne-t-elle fièrement. Et toujours ce sens de la formule : « La beauté ne connaît pas la crise ».
Et il faut le tenir le rythme : vendredi en Lorraine, dimanche en Franche-Comté. Quatre élections par semaine pendant deux mois. Sacré régime ! Pas couchée avant 3 h du matin et debout pour les informations de 7 h, « que je ne loupe jamais ». Joignant le geste à la parole, elle lâche son fer, et de son sac à main tire une pochette remplie de coupures de presse et de lettres d'admirateurs. Au milieu, un article sur les déboires de Frédéric Mitterrand dont les oreilles vont sérieusement siffler. Au passage, on comprend que Nicolas Sarkozy n'est pas du tout sa tasse de thé.
« C'est en province que je suis le mieux », confie-t-elle. Sur le showbiz parisien, elle est intarissable. De ses relations difficiles avec la société de production Endémol, de son entente toute relative avec Jean-Pierre Foucault, elle ne cache rien. Un mot aussi sur son amitié forte avec Laurent Baffie : « Il m'aime et me le dit souvent ». Ses déboires avec les anciennes Miss France sont aussi passés en revue. Elle est capable d'égrener toutes les miss alsaciennes et leur date de sacre et ne se départit pas de son franc-parler légendaire pour évoquer Lætitia Bléger, « qui aurait pu mal tourner » et pour qui elle a une amitié particulière.
Plus tard dans la nuit, au moment de se quitter elle se retourne et glisse : « Et vous n'oublierez pas de défendre les producteurs de lait ! ». Promis Geneviève. Comme une promesse obligée à une vieille amie.

Y. A.-J.
Édition du Lun 12 oct. 2009
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# Posté le lundi 12 octobre 2009 07:04

Bravo au Bénévoles du HDH Hochfelden

110 bénévoles du HDH

A l'heure où les candidates à l'élection de Miss Alsace entraient sur scène pour un premier passage, Patrick Loeffler, président du HDH, se sent soulagé : aucune fausse note, tout se déroule bien. « C'est un an de travail qui se concrétise ce soir », souffle-t-il. « Une belle aventure avec la commune et 110 bénévoles, de 12 ans jusqu'aux seniors. Le cahier des charges est exigeant et pointu. Mais une telle soirée c'est l'assurance financière pour le club de vivre correctement deux ou trois saisons. »
Hubert Gillig, le trésorier qui a coordonné la partie artistique confirme : « Il faut le faire deux fois, ça permet de gommer les petites erreurs ». L'histoire ne s'arrêtera pas ce soir pour le club puisque le HDH enverra sept personnes du club pour soutenir la nouvelle Miss Alsace à Nice, au concours Miss France.
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# Posté le lundi 12 octobre 2009 07:03

MISS ALSACE 2009

MISS ALSACE 2009
Miss repetita
Comme aurait pu dire Mme de Fontenay : « Chapeau le HDH ! » C'est en effet la deuxième fois, après 2005, que le Hochfelden Dettwiller Handball organise le concours de Miss Alsace, qui a vu samedi le succès de Sophie Mathes. La centaine de bénévoles présents s'est démenée avec talent et une certaine dose de professionnalisme pour faire de cette soirée une réussite. Miss...ion accomplie !

Il est presque 20 h samedi et les 1 095 personnes attendues ont quasiment toutes pris place dans le complexe sportif de Hochfelden. En coulisse, c'est l'agitation. François Schlosser, le président du comité Miss Alsace souffle un peu. « C'est une de mes dernières, je vais passer le relais à ma fille Kathia. 33 ans que je fais ça ! » Une carrière en somme pour cet homme repéré par Geneviève de Fontenay un soir d'élection parce qu'il était très à l'aise comme orateur.
Dominique Bray, veste blanche impeccable, est l'animateur de la soirée. Il révise ses fiches et en profite pour faire un point sur les lots qui seront décernés aux gagnantes : un coffret Météor, une montre et des fleurs pour toutes. Des bijoux et un appareil photo pour les deux premières dauphines. Des bijoux, un ordinateur portable plus le billet de transport pour Paris et de l'argent de poche en vue de l'élection de Miss France pour l'heureuse élue.

« Je fais les concours
depuis l'âge de 16 ans.
C'est vraiment
une ambiance de copines »

A côté d'eux se tient Anthony, le jeune gérant d'un salon de coiffure à Sarrebourg qui, avec deux collègues, est venu coiffé les candidates. « On est là, à l'étroit, installé dans les douches. Mais c'est super sympa de travailler ce soir. Il y a un côté plus artistique. Les filles savent ce qu'elles veulent et j'en ai repéré deux qui sortent vraiment du lot. »
Dans le long couloir qui longe les vestiaires, c'est le va-et-vient. Les concurrentes, à quelques minutes de monter sur scène pour leur premier passage, se concentrent et font les cent pas. Seules ou en petites grappes, elles se motivent et répètent une dernière fois leur petit discours de présentation, sources de tant d'angoisse. « C'est l'attente du début qui est longue et qui fait monter la pression, lâche Marjory Zahyko, Miss Haut-Rhin. Je fais les concours depuis l'âge de 16 ans. C'est vraiment une ambiance de copines. » Florina Treiber, Miss Alsace 2007, venue exprès de Paris confirme : « Je suis là pour les chaperonner. Je les conseille sur le choix du maquillage, les détends. On est une grande famille, on se retrouve régulièrement pour des soirées pizzas ».
Dans la salle le papa de Mathilde Buecher, benjamine de la compétition avec ses 18 ans, stresse un peu. Il est venu du Sundgau avec deux bus de supporters et a eu du mal à caser tout le monde. « La pression, lance la maman, c'est finalement celle de décevoir tout ce comité de soutien. » Dans les loges Mathilde, très jolie brunette typée, avoue que ses parents l'ont poussée à être candidate. Déjà élue Miss Sundgau et Miss Tour Alsace, elle craint surtout le moment du discours, un exercice « où je m'étais plantée l'an dernier ».

« Elle a gagné en assurance
et en maturité »

Nadine est la maquilleuse officielle des miss ; propriétaire d'un salon à Minversheim, elle est là pour rendre les belles encore plus belles. « C'est très excitant de travailler sur de jolies filles. Certaines sont zen, d'autres beaucoup moins ; le drame c'est quand elles craquent, après que je les ai maquillées, en se découvrant ou en ne se reconnaissant pas apprêtées de la sorte. »
Lors du premier passage sur la scène, les deux miss départementales forte d'un gros contingent de supporters raflent la mise. A 23 h passées, les jeunes femmes ont fait leurs deux passages. Elles déambulent maintenant dans la salle pour se faire admirer des spectateurs et tenter de rallier un maximum de suffrages. L'affaire n'est pas simple : régulièrement, elles sont sollicitées pour un petit cliché souvenir auquel elles se plient de bonne grâce. A ce jeu-là, Sophie Mathes, la future Miss Alsace qui ne le sait pas encore, connaît déjà un certain succès. Miléna Djokanovic, autre candidate au délicieux accent serbe, se fait accoster par Jérôme et Williams, sous le charme, qui essayent vainement de lui soustraire son numéro de portable. 23 h 30 : maître Jardon, l'huissier de justice va procéder avec quelques volontaires au dépouillement des bulletins de vote. Alea jacta est !
Pour Mathilde et ses parents, c'est l'heure d'un premier débriefing. « Elle a gagné en assurance et en maturité », se réjouit sa maman. Mais la discussion est vite interrompue, déjà la foule emporte la jeune femme. C'est au tour de Geneviève de Fontenay, avec son légendaire ensemble blanc et noir, de faire son apparition. La salle est ravie de la voir en vraie et lui réserve un bel accueil. Son couplet sur les producteurs laitiers fait l'effet escompté. Le spectacle de danses de Miss France et de quelques miss régionales va permettre au public de patienter pendant les délibérations du jury.

Le sport va bientôt
reprendre ses droits
au complexe sportif

1 h du matin. C'est le moment tant attendu et le sacre de Sophie Mathes est annoncé. Joie et tristesse dans la salle, c'est selon. Mathilde prend une très belle place de première dauphine mais son comité de soutien ne cache pas son désappointement : « C'est la prime au département. L'an prochain il faudra l'organiser dans le Haut-Rhin. » « On est content de l'expérience mais aussi très déçu d'échouer si près du but », confie émue sa maman. Mathilde, elle, la joue fair-play. « Difficile de se réjouir si près du but, mais je suis fière de moi. Il faudrait peut être revoir le système de vote du public qui favorise nettement celles qui peuvent mobiliser beaucoup de monde. Ceci dit, Sophie Mathes est franchement très jolie. Il n'est pas exclu que je revienne, tout le monde m'y encourage déjà. »
Non loin de là, Sophie Mathes, nouvelle représentante officielle de l'Alsace, vient de basculer dans un autre monde. Appareils photos, caméras et micros sont braqués sur elle. Elle répond gentiment, un peu dépassée par l'événement et par ce tourbillon soudain. Mais ses parents et le comité veillent. A peine quelques heures de sommeil à Saverne dans un bel hôtel et il faudra être pimpante pour une séance photo en plein air. Pour elle, une nouvelle vie commence.
Les bénévoles du HDH, eux, commencent déjà à empiler tables et chaises. Le sport ici va bientôt reprendre ses droits. Après les belles, retour aux balles.

Yannick Achard-James

Édition du Lun 12 oct. 2009
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# Posté le lundi 12 octobre 2009 06:59

« J'y allais pour m'amuser »

« J'y allais pour m'amuser »
« J'y allais pour m'amuser »
A Nice, en décembre, l'Alsace sera représentée par une Bas-Rhinoise : Sophie Mathes, 19 ans, originaire de Soufflenheim et étudiante en licence de biologie, est la nouvelle Miss Alsace. La première dauphine est Mathilde Buecher, de Heimersdorf, 18 ans, déjà élue Miss Sundgau. Marjory Zahydko, Miss Haut-Rhin, 20 ans, de Wittelsheim est élue deuxième dauphine.

Il est 1 h 07, la soirée dédiée au charme et à l'élégance alsacienne a été longue et la salle attend désormais le résultat du vote.
François Schlosser, le président du comité Miss Alsace annonce que « le jury a suivi les suffrages exprimés par les 1 100 personnes présentes ce soir » et, sous le contrôle de l'huissier de justice, passe le relais pour l'annonce du verdict à la présidente du jury Yolande Haag, directrice de communication de la brasserie Meteor.

Le petit speech
tant redouté...

A l'énoncé du nom de Sophie Mathes, les cris de joie de ses nombreux supporteurs retentissent dans la salle et la nouvelle Miss Alsace semble avoir un peu de mal à comprendre ce qui lui arrive. Les flashs crépitent.
Place maintenant à une longue série de photos avec Carole Weyrich, Miss Alsace 2008, pour le passage de témoin, Chloé Mortaud l'actuelle Miss France et Geneviève de Fontenay.
C'est la deuxième fois que le HDH (Hochfelden Dettwiller Handball) a l'honneur d'organiser cette soirée, explique fièrement Patrick Loeffler, président de la section masculine. Un sacré défi aussi, « car le cahier des charges du comité Miss France est contraignant ». Mais c'est une réussite, de l'avis de tous.
Les spectateurs ont ainsi vu défiler deux fois les candidates : en tenue de soirée puis, moment très attendu, dans un sobre maillot de bain une pièce de couleur bleue. Le traditionnel petit speech de présentation tant redouté par les jeunes femmes a donné lieu à quelques cafouillages mais les nymphes s'en sont globalement bien sorties et sans doute les quelques mots prononcés en alsacien par Sophie Mathes ont-il joué en sa faveur.

Mme de Fontenay,
toujours aussi
populaire

L'arrivée sur scène de la légendaire Geneviève de Fontenay a été saluée avec ferveur par le public, signe de son inusable popularité. Fidèle à son image, elle a profité de la tribune pour donner son avis sur la crise du lait et défendre les producteurs en lutte.
Le show musical dont elle a réglé la chorégraphie a permis d'admirer la grâce et le talent des miss qui l'ont accompagné : Miss France en tête mais aussi l'exotique Miss Bretagne ou Miss Aquitaine flanquées de quelques dauphines.
Il est 2 heures passées et dans les loges Sophie Mathes n'en revient toujours pas. « J'y allais avant tout pour m'amuser. C'est fantastique ce qui m'arrive, je suis heureuse, je ne m'y attendais pas. »
Sans larme, même si la surprise l'a étreinte à l'heure du verdict, la nouvelle Miss remercie ceux qui l'ont soutenue et assure être un peu venue la fleur au fusil. « C'était aussi le cas pour l'élection de Miss Bas-Rhin », lance la jeune femme, qui avait conquis le titre départemental.
Mais déjà ses parents, tout à leur émotion, la tirent par le bras. « Il est tard », s'inquiètent-ils et la belle doit se coucher. Dans quelques heures à peine, une séance de photo l'attend au château du Haut-Barr à Saverne. Déjà les premières obligations.

Yannick Achard-James
Édition du Lun 12 oct. 2009 Merci au DNA
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# Posté le lundi 12 octobre 2009 06:51